RechercheAgents 🇫🇷 06.08.2026 16:03

Une ancienne chercheuse d'OpenAI part développer des modèles de « télépathie » pour une interaction IA basée sur la pensée

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Naomi Bashkansky, ancienne chercheuse d'OpenAI, a quitté l'entreprise pour rejoindre Conduit en tant que chercheuse fondatrice, visant à développer des modèles qui transforment les pensées en texte à l'aide de données neurales non invasives. L'entreprise a collecté 10 000 heures de données neurales, mais ses résultats sont préliminaires et pas encore examinés par des pairs. L'article aborde le calendrier ambitieux et les limitations potentielles de cette technologie d'interface cerveau-ordinateur.
Naomi Bashkansky, qui a quitté OpenAI le 23 juillet 2026, a rejoint l'entreprise Conduit en tant que chercheuse fondatrice. Dans un article de blog publié le 4 août, elle a annoncé le développement de modèles de télépathie capables de convertir les pensées en texte, entraînés sur des données neurales non invasives. Sa vision inclut un futur où une personne porte un bandeau neural connecté en Bluetooth à son ordinateur, lui permettant de contrôler un agent IA par la pensée. Elle esquisse un calendrier : d'ici 2027, les pensées seraient décodées par blocs de quelques secondes ; d'ici 2030, les systèmes d'IA pourraient traiter directement les représentations neurales, y compris les contenus non verbaux comme les images mentales ; et d'ici 2035, une symbiose plus intime où l'IA devient comme un sixième sens. Ces dates sont décrites comme optimistes mais plausibles, et non comme une feuille de route officielle. Conduit a collecté environ 10 000 heures de données neurales auprès de milliers de participants, qui portent des casques et répondent à des instructions par la parole ou la frappe, gagnant 50 dollars par session à San Francisco. Les premiers résultats de l'entreprise montrent que son modèle, recevant la pensée « la pièce semblait plus froide », a prédit une phrase comme « une brise » ou « une légère rafale », indiquant qu'il reconstruit le sens plutôt que les mots exacts. Conduit n'a pas encore publié d'étude scientifique, et ses exemples sont auto-sélectionnés. La technologie s'appuie sur les modèles de langage (LLM) pour interpréter des signaux bruités et incomplets, comparant le processus à un GPS qui combine un signal avec une carte. Une limitation clé est que les phrases générées peuvent mélanger l'intention détectée avec les hypothèses du modèle, ce qui risque d'entraîner des actions non intentionnelles. Des recherches, comme le système Brain2Qwerty de Meta, ont montré la décodabilité de l'activité langagière sans implants, bien que les taux d'erreur soient élevés. L'article soulève des questions de confidentialité et d'éthique concernant la propriété des données, leur utilisation potentielle pour entraîner d'autres modèles, et la distinction entre les commandes volontaires et les pensées éphémères. Il note l'ironie que contrôler l'IA pourrait nécessiter de partager avec elle les signaux les plus intimes, et Conduit doit d'abord résoudre le problème de déterminer quelles pensées sont réellement destinées à la transmission.
Source: Numerama — original
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