L'impact climatique de l'IA dépasse la consommation d'énergie des centres de données, préviennent les scientifiques
Un groupe de scientifiques américains a découvert que l'impact climatique de l'intelligence artificielle (IA) dépasse la consommation d'énergie des centres de données, car l'IA est utilisée pour optimiser l'extraction de combustibles fossiles, augmentant ainsi les émissions nocives. Ils ont modélisé 64 scénarios et conclu que, à moins que les entreprises technologiques ne cessent d'aider les producteurs de combustibles fossiles, l'IA augmentera les émissions mondiales, potentiellement jusqu'à 13,3 fois les émissions des seuls centres de données.
Selon une étude de scientifiques américains, l'impact climatique de l'intelligence artificielle ne se limite pas à la consommation électrique des centres de données. L'IA est de plus en plus utilisée par les grandes compagnies pétrolières pour trouver de nouveaux gisements, forer plus rapidement et extraire davantage de pétrole, ce qui stimule la production de combustibles fossiles et les émissions nocives. Les chercheurs ont rassemblé des données sur le potentiel de l'IA à améliorer l'efficacité dans les secteurs des combustibles fossiles et des énergies renouvelables, puis les ont combinées avec un modèle de l'économie mondiale pour suivre la propagation des effets. Ils ont simulé 64 scénarios avec différents degrés de gains de productivité induits par l'IA. Chaque fois que l'IA avait un impact égal sur les deux secteurs, les émissions mondiales dans le modèle augmentaient. Pour que les énergies renouvelables compensent l'impact nocif des combustibles fossiles, il faudrait cinq fois plus de soutien de l'IA. Les seuls scénarios qui réduisaient les émissions étaient ceux où les entreprises technologiques cessaient complètement d'aider les extracteurs de combustibles fossiles. Les calculs sont des estimations, pas des mesures réelles, mais ils suggèrent que, dans un scénario optimiste, l'impact de l'IA sur les émissions mondiales est 3,3 fois supérieur aux émissions liées aux centres de données, soit l'équivalent des émissions du Mexique ; dans un scénario pessimiste, il est 13,3 fois supérieur, soit l'équivalent des émissions de la Russie. Les scientifiques appellent à élargir le débat public pour inclure les émissions provenant de l'extraction de ressources optimisée par l'IA, bien qu'ils soulignent qu'ils ne sont pas contre l'IA en soi.
Source: 3DNews —
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