106 millions de requêtes de ClaudeBot : le coût réel des robots d'IA pour un média spécialisé

AnthropicAnthropic OpenAIOpenAI
ActuIA, qui autorise les robots d'indexation d'IA, rapporte que ClaudeBot a envoyé plus de 106 millions de requêtes à ses serveurs entre février 2025 et mai 2026, avec une forte augmentation à partir de décembre 2025. Une analyse comparative sur deux semaines a montré que le robot d'Anthropic générait beaucoup moins de visites de référence par requête que celui d'OpenAI, ce qui soulève des questions sur la valeur retournée aux producteurs de contenu.
ActuIA, un média spécialisé dans l'actualité de l'IA, a publié une analyse de ses journaux de serveur montrant qu'entre février 2025 et mai 2026, ClaudeBot, le robot d'exploration d'Anthropic, a envoyé 106 154 885 requêtes à ses serveurs. Les volumes de requêtes étaient modestes jusqu'à l'automne 2025, mais ont explosé à partir de décembre 2025, atteignant des pics de plus de 25 millions en avril 2026, ClaudeBot explorant systématiquement les balises, les versions linguistiques et les pages de pagination, notamment après une refonte du site. ActuIA n'a jamais bloqué ni limité ces accès, avec plus de 99 % des requêtes renvoyant un code HTTP 200. Une observation de deux semaines, du 29 mai au 12 juin 2026, a comparé les requêtes du robot avec les visiteurs référents : Anthropic avait besoin de 3 268 requêtes par visite (57 visites), tandis qu'OpenAI avait besoin de 226 requêtes par visite (7 018 visites). Cette exploration intensive consomme de la bande passante, de la puissance de calcul, de l'espace disque et des ressources de surveillance, et complique la mesure d'audience. ActuIA reste ouvert aux robots d'exploration de l'IA, a mis en place un fichier llms.txt, mais soutient qu'une ouverture sans compensation n'est pas un modèle économique viable. Il note que Cloudflare a introduit le « Pay per crawl » et que les règles européennes sur l'extraction de textes et de données permettent aux titulaires de droits de se désengager, mais qu'un changement plus large de l'industrie est nécessaire pour garantir que les producteurs de contenu reçoivent une juste valeur.
Source: ActuIA — original
Nos articles précédents sur ce sujet ↓
Infos fraîches